Chloé Delaume part.2

28 janvier 2012

Voilà j’ai lu son livre.

Certes elle n’a pas isolé l’algorithme du double 6, et pourtant son style est un bouleversement scientifique.

L’histoire, pour faire simple :

Chloé Delaume a déserté son corps depuis des années, celui de Nathalie D. son vrai nom, et une lectrice en a profité pour entrer dans cette femme avec personne dedans.

Vlà ti pas que la lectrice se suicide dedans, forcément ça laisse des traces. Mais en matière d’épouvantes, chloé est rodée, dans sa vie elle a déjà  eu son lot de mauvaises nouvelles.

Alors elle gère la chose correctement –  à sa façon : elle en fera un bouquin,

« Puisque mon corps est vacant, autant inviter le lecteur à s’y installer. »

Suis-je clair ?

Le problème lorsque l’on se désincarne, c’est qu’il n’y a plus de limites pour encadrer les idées, du coup c’est un peu brouillon, la pensée s’éparpille, comme une bouteille de coca light qui fait pschiiiiiiiiiiiiiiit. On l’a dit,  Chloé Delaume a eu une vie un peu remuante. Sur ce dernier point : Le chapitre 12 est remarquable.

Parfois la vérité sort toute seule, d’un coup, pensée en ordre et structurée comme une évidence. C’est beau !

Mais ces fulgurances sont trop rares, on en voudrait davantage car l’auteur est trop souvent envahie par sa pudeur (malgré les 5 doigts dans la Clef. Private Joke).

Ce n’est pas un livre Chantilly avec de longues phrases dedans. Le problème est plus complexe.

Je termine la lecture par cette équation paradoxale.

Ce livre est une expulsion :  si X est l’eXpulsion

-    X= Un Geyser, expulsion naturelle. Ecriture libérée à la fois belle, inventive et intelligible. Résultats : chapitres 7 & 12.

-    X= Une Excavation, expulsion contrôlée. on ne comprend plus rien. Ça ne sort pas, alors elle va chercher elle-même avec les outils qu’il ne faut pas. Autant forer un puits de pétrole avec une pompe à vélo : chapitre 2 &3, et  10 ( sauf « le flou mouvant des bisexuels ne me sied guère, parce que voilà les anges ne s’arrêtent pas et chansonnette à part je n’aime pas les entre-deux » Parvenir à citer Gamine dans un livre, c’est hot !)

Elle en  fait  exprès ! Chloé crypte sciemment  ses révélations, par souci d’esthétisme (c’est plus fort qu’elle), pas seulement,  par connivence surtout.

Ce livre n’appartient pas au lecteur, elle nous le rend à la fin – par jeu. Mais elle ment.

« Une femme avec personne dedans » est écrit à la machine ENIGMA.

Et c’est elle qui possède la Clef.

Chloé Delaume part. 1

26 janvier 2012

Mademoiselle Delaume est réputée pour fabriquer des livres esthétiques, de l’art textuel ou des objets littéraires non identifiables.

Pour ma part j’en étais resté “au cri du sablier”, et ce hurlement temporel m’est revenu en écho la semaine dernière.

J’ai googlelisé chloe delaume sans l’accent aigue et je suis tombé sur son dernier livre, vif et pénétrant ! A peine éclos, du jour ! la coïncidence dans l’œuf est troublante. D’un point de vue ésotérique, ça donne envie de lire,  une telle tyrannie du hasard.

Alors j’ai acheté compulsivement l’objet 14,25€ avec l’appli Amazon de mon iphone, faisant mien l’adage de Jean de la fontaine : « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » .

En bon lecteur averti, c’est armé de mes souvenirs et de deux dés dont vous êtes le héros que je décide de commencer la lecture du dernier Chloé Delaume : « Une femme avec personne dedans »

Je tiens le livre en main, je le retourne pour lire la quatrième page de couverture :  Arf !

Ok on range les dés et la feuille de combat. Je lirai ça une autre fois.

féminimi à rimimi…féminimi à rimineu…féminimisme à rimini !

7 janvier 2011

Au diable les pommes ! 

 

J’adore les féministes surtout lorsqu’elles sont jolies.

Elles ont cette petite contradiction sous la culotte qui s’humidifie au contact du bonobo, genre “faite ce que je dis pas ce que je fais”.

Une féministe avec un cul de black, c’est un combo de malade ! Tu passes tous les niveaux avec ça  : tu passes devant tout le monde au “Baia Imperiale” de Rimini par exemple.

Discoteca Baia Imperiale Baisa tutti qui passa !

LA féministe n’écoute pas de musique d’auto-tamponneuse, mais elle n’est pas contre une petite bousculade.

Non sans déc’, elle est choc ! En revanche LE féministe quel faux-derche celui- là ! L’ “Imperiale Looser” de chez Rikiki.

Le sexiste me fait sourire cinq minutes au détour d’un comptoir…Mais LE féministe gâche la fête, il te pollinise une soirée avec son miel infâme. Bzzzzzzzzzzzzz !

 

Mais que fait Wikileaks !

5 janvier 2011

Le site Wikileaks qui balance  tout depuis deux mois n’a rien vu sur la mort mystérieuse des 3.000  oiseaux de l’Arkansas !

Ah bon tu crois

4 janvier 2011

Mais oui je t’assure que c’est la mode !

Kimiko Yoshida

26 décembre 2010

Les japonais ne sont plus des « perdants radicaux » depuis Hiroshima et Nagasaki, pour reprendre un concept cher à Hans Magnus Enzensberger dans son livre intitulé « le perdant radical », essai de 56 pages d’une limpidité remarquable.

 Ceci dit, le vieil Hans ne l’applique pas aux japonais dans son livre, il parle des islamistes lui,  mais c’est parce que j’ai magistralement bien compris son concept que je peux me permettre de l’appliquer aux zéros par extension ( et on n’oublie pas d’expirer quand on se relève ).

 Ou plutôt   « aux 0 par extension », et là c’est de l’Art.

Justement,

Kimiko Yoshida est une artiste

Et ses autoportraits sont d’une beauté saisissante.

Qu’on ne s’y trompe pas, son autoportrait c’est le japon - d’hier et d’aujourd’hui, ton sur ton- une sorte de portrait  synchroniste en somme. Le caractère de ce qui se passe en même temps tu comprends ?

 Critique d’art c’est un métier.

Le japonais d’hier, humilié par l’occident, bref le « perdant radical » type. Mû par une énergie destructrice, un mélange de pulsion de mort et de mégalomanie, un kamikaze prêt à se jeter sur un porte-avion Yankee. Un mâle blessé dans sa fierté.

Et le japonais d’aujourd’hui, libéré voire libéral ! Fantaisiste ! Innovant, décomplexé ! Démilitarisé, le japon-femme en quelque sorte !

C’est un peu tout ça les autoportraits de Kimiko Yoshida : une belle gallerie de fantômes ! Hum…je voulais bien entendu parler d’immortalité statufiée, mieux encore  d’immobilité en action ! On peut même évoquer le concept rare de “fantômanie” après deux ou trois verres de Chartrouse.

Bref c’est très joli ! Et ce qui est rigolo,  c’est qu’elle a beau se farder on reconnait la japonaise à tous les coups.

On devine la japonaise sous la chinoise

 

On devine la japonaise sous la burqa

 

on devine la japonaise sous l’Alien

 

on devine la japonaise sous les chaussures

 

il est magnifique celui là

on devine la japonaise sous la grande prêtresse Maya

 

on devine la japonaise soutane (hu hu..)

ou plutôt…

on devine la japonaise sous la belliqueuse C-Rex

on devine la japonaise sous la japonaise.

Magnifique

oui, nous sommes des barbares !

25 décembre 2010

 

A la fin du néolithique ancien, une crise profonde secoua l’Europe centrale dans une zone de terreur dont nous pouvons  précisément situer l’épicentre dans les frontières actuelle de l’ Allemagne.

C’est à Herxheim en Rhénanie-palatinat, que des chercheurs  découvrent toute l’horreur d’un âge sombre.

Cela a d’abord commencé par des restes humains en quantités inhabituelles,  puis ce tas d’os finit par constituer un  charnier, puis on s’étonne d’en découvrir un second à quelques mètres  jusqu’à ce que se dessine  un cheminement entre les deux.

A  force d’investigations et de recoupements,  se construit peu à peu sous leurs yeux l’histoire incroyable de ce site archéologique. Bien entendu ils ne s’attendaient pas à découvrir des peintures rupestres en Rhénanie, et nos Indiana Jones ne sont pas hommes à se laisser glacer le sang aux premiers givres et pourtant ils sont saisis d’effroi lorsqu’ils reconstituent le film des événements tel qu’il a certainement dû se produire il y a 5500 ans.

Ce qu’ils constatent n’est pas l’histoire d’une banale chambre mortuaire mais bel et bien d’ une véritable entreprise d’équarrissage humain : du  cannibalisme à grande échelle !

A cette époque,  dans un secteur que l’on situe dans les frontières de l’Allemagne actuelle, l’extraction organisée de nourritures humaines  fit plus d’ un millier de victimes sur quelques décennies.

Le  XXème siècle fût celui des guerres mondiales et ce n’est pas pour rien que  les historiens le font commencer symboliquement en 1914. C’est à cette époque qu’une  autre crise profonde secoua l’europe centrale ,  exactement au même endroit…en Allemagne,  entre 1933 et 1945.

Cette fois,  il n’y a pas eu besoin de fouiller longtemps pour trouver les charniers, abandonnés aux rapaces par  leurs tortionnaires en fuites. Les  images ont fait le tour du monde, et ont laissé une trace dans l’inconscient collectif, car les fantômes étaient toujours là, ils avaient encore de la peau sur les os et des yeux qui nous fixaient pour l’éternité.

 On prouve très vite  l’exécution organisée et massive d’êtres humains dans les camps d’exterminations allemands  sans l’aide de Scotland Yard . Il suffisait de reprendre les registres de la grande administrazion Haaaallemande !   Il y a eu par exemple 30 000 morts à Dachau et 56 000 à Buchenwald , et c’est le « Sonderlager » de Hinzert en Réhnanie-palatinat qui assurait l’approvisionnement en tant que camp de transit.  

A croire que la Rhénanie-Palatinat est une terre maudite, qui a le sens de l’organisation macabre.

On ne peut que constater : dans un même rayon de 100km, des  bourreaux organisèrent à 5000 ans d’intervalle,  l’extermination massive  de milliers de victimes.

La comparaison s’arrête là.

Il ne fait aucun doute qu’au néolithique, les hommes étaient des barbares. En 1933, après l’âge moderne et l’ère industrielle,  il est permis d’en douter. Pourtant Hitler l’annonçait lui-même à table  pour fêter l’incendie du Reichstag : « oui, nous sommes des barbares ! », et il ajoutait «  nous voulons êtres des barbares. C’est un titre d’honneur. Nous sommes ceux qui rajeuniront le monde. Le monde actuel est prêt de sa fin, notre tâche est de le saccager. » *

En écoutant l’oiseau, on est bien naturellement tenté par la déraison et le plaisir d’une comparaison hâtive :

En plus d’avoir tenus tous les deux une boucherie en Rhénanie-Palatinat, ils se pourraient bien que  le néolithique cannibale de Rhénanie et  le nazi tout court, soient  d’une même souche germanique.

* « Hitler m’a dit » de Hermann Rauschning

Les deux étendards

1 novembre 2010

“Le 19 juin dernier, des jeunes algériens, ulcérés par l’incurie des autorités locales, ont pris d’assaut la mairie d’ El Bouni. Ils ont arraché de son fronton l’emblème national, l’ont brûlé et ont brandi, devant les policiers antiémeutes un drapeau…français !”.
“comme en miroir, cinq jours plus tôt, en France, des supporters de foot beurs, déçus par la débâcle des Verts algériens face aux Slovènes, s’en étaient pris de la même façon au drapeau de la mairie de Villeneuve-Saint-Georges pour hisser à sa place l’etendard de l’Algérie”.
Par Simane Zeghidour-article page 36 du Nouvel Observateur N2398 du 21 au 27 octobre 2010

VISION LEGALE du problème  :

Les premiers ont fait de la prison, les seconds n’ont eu qu’une simple amende.

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VISION CYNIQUE (ou Houellebecquienne) du problème  :

♦FRANCE  UPLOAD DU TRANSFERT DE CITOYENNETE VERS ALGERIE  - ECHANGE OK – PROCEDURE VALIDE – DOWNLOADING… 

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MEN – Nabe

VISION LYRIQUE (ou Nabienne) du problème :

Des Algériens de  sang veulent redevenir français, des français de sol  veulent devenir algériens, mais des algériens aériens ! car de sang ils le sont déjà.

Les premiers avaient des besoins, ils ont fait de la prison ; les seconds, à la recherche d’un idéal, n’ont eu qu’une simple amende.

C’est là qu’on s’apperçoit que faire de la sociologie de nos jours, c’est comme pisser dans un violon ou plutôt y chier.

Par bonheur, la sanction est proportionnée : dans le premier cas c’est du masochisme colonial, des jeunes  ”en voie de collaboration”  sont prêts à renier leur patrie pour du pain, le crime de trahison est réel.

 En revanche les seconds ont un idéal bien naturel - citoyens nés sous X !  -  ils rêvent d’ abandonner cette France d’adoption thénardière  pour l’Algérie maternelle, et  désirer sa mère patrie biologique,  ce n’est vraiment pas criminel.

 L’hexagone est une figure  géométrique bien fragile, et le HLM offre  un horizon bien obstruant  face à l’immensité du Maghreb : le massif Ahaggar au centre du Sahara Algérien  forme un ilôt aussi grand que modeste France. Les  îles habibas au large d’Oran – accessibles uniquement par temps calme et à l’aide d’un simple quillard, sont d’un raffinement infini comparée à la très jet-set  île de ré . Ah  Belle Habiba, jamais notre Marianne n’égalera ta beauté .

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Rosario Dawson

VISION SENSIBLE ( ou féminine) du problème. 

Le football exalte les sentiments nationalistes, c’est un fait.  Les supporters déçus ne pouvant se servir de la victoire comme exutoire, n’avaient plus que le drapeau de leur équipe  à exposer !

A contrario, les jeunes algériens des bidonvilles de la cité de Sidi Salem à Annaba, provoquent les pouvoirs publics  avec des sentiments anti nationalistes,  en brandissant les couleurs de l’ex-état colonial et tortionnaire.  Ils touchent –  là ou ça fait mal –  pour les  anciens resistants du FLN.

Il est donc particulièrement savoureux de relever ce paradoxe : les jeunes français d’origine algérienne sont plus nationalistes que les jeunes  nationaux algériens.Bref un peu comme un breton en normandie.

Capitaine Caverne

VISION DEMENTE (ou fodiotique) du problème :

voir les commentaires censurés

Post Scriptum :  désormais sur ce blog, le cynisme est Houellebecquien et le lyrisme Nabien.

Censure stalinienne ( Attention billet évolutif ! )

24 octobre 2010

J’ai censuré un lecteur pour des raisons tout à fait arbitraires. Je ne suis pas à une forfaiture près hu hu…
Les propos homophobes, racistes, haineux (ou perçus comme tels) qui sont tolérables dans l’œuvre d’un génie, perdent toute leur dimension artistique dans un commentaire de blog.
Le style permet beaucoup de choses, mais lorsqu’on en est dépourvu il vaut mieux s’abstenir (ici tout du moins).

Une personne ici sait ! Elle sait que j’exerce un métier difficile avec de lourdes responsabilités. Pour situer : entre la préparation d’un
championnat d’ Europe de boxe thaï et la mise en place d’ un plan
alerte au Tsunami dix minutes avant la première vague.
Je blogue donc pour me distraire, pas pour défier les gladiateurs du net.

J’ai dû déclarer – quelque part sur ce blog – ma sympathie pour les anarchistes de droite…fichtre me voici déjà enrôlé ! Embrigadé tout
de Go, habillé Yasser à Gaza avant même de pouvoir dire ouf ! Pourtant dans “anarchiste de droite”,
La seconde proposition annule la première.

Je n’en veux pas le moins du monde au lecteur censuré, il s’agit d’une catégorie de parias que nous devons accompagner avec compassion, dans le dur chemin de croix qui est le leur. Mon petit censuré à moi est tout à fait libre de se faire ligaturer le verbe à volonté par son Maître. Et le votre ? Il ramène la baballe ?

Le Radar TINA

23 octobre 2010

Je me suis toujours moqué de la Revue TINA, parce que je suis un plouc.

Mais là,  je dois avouer qu’ils révolutionnent la critique littéraire avec leur tamis TINA, à la façon d’un graphique de type radar dont les six axes correspondent à six critères d’évaluation des performances d’un livre : http://www.editions-ere.net/spip.php?page=tina_&id_article=402&id_mot=71

-originalité du sujet

- travail sur la langue

- rapport au réel

- capacité à divertir

- capacité à absorber le lecteur (page turnabilité)

- inscription dans l’histoire littéraire

Ils ont habilement volé cette idée de radar aux magazines informatiques qui eux l’utilisent pour  tester les ordinateurs portables.

Hold-up à mon tour !

LE  BLOG D’EMA LA BIENVEILLANTE AU RADAR :


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