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Tétralogie vampirique Viol Du Vampire (1968), de La Vampire Nue (1969), du Frisson des Vampires (1970) et de Requiem Pour un Vampire (1971)
Jean Rollin est un cinéaste collagiste, il colle des images à l’instinct, ce n’est pas toujours propre, mais la vie l’est-elle toujours ? Alors il juxtapose à l’envie des plans oniriques de femmes errantes dans les ruines de châteaux abandonnés. Il conduit son héroïne dans les griffes de soubrettes sanguinaires qui font des réunions à minuit, le tout en nuisettes seventies alors qu’en avril ne te découvre pas d’un fil.
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L’illuminée de service est souvent une jouvencelle candide victime d’une secte satanique qui se découvre la proie de vampires à la libido mordante - Ou une femme égarée, laissant découvrir de manière impromptue une fesse lorsqu’elle tente d’échapper à une faux aiguisée, parfois un sein ou les deux mais le plus souvent complètement nue en bout de course. Brigitte Lahaie et Joëlle Cœur sont naturellement belles et ouvertes mamelles toutes ! déployées aux regards lubriques de spectateurs avertis.

Jean Rollin fait des films déambulatoires situationnistes dit-on. Littéralement, les personnages déambulent c’est vrai. Il les met en situation, les fait marcher lentement jusqu’à parvenir à une composition parfaite : un Tableau. Il faut bien avouer que la direction photo est superbe, on parle même de « pellicule Rollin » – un grain à part dans le cinéma seventies.
Avec Jean Rollin : un seul plan, une seule prise – aucune répétition – il anticipe les montages au moment où il tourne. Il filme le trucage. Le trucage se fait en direct au moment du tournage. Si on doit couper une tête, on coupe une tête.
Il faut bien avouer que parfois on se fait chier car la mayonnaise façon Ingmar Bergman de série Z ne prend pas toujours.Si on ne se force pas, on ne voit plus l’artiste mais l’amateur . Les plans d’une langueure monotone avec fumigènes et filtres rouges qui passaient presque pour de l’Erotic Fantasy deviennent rapidement du foutage de gueule. Mais voilà, on adhère ou on adhère pas au concept, la Jean Rollin’Touch c’est un état d’esprit. Faut être patient, un bon album a besoin de plusieurs écoutes pour se révéler, ici c’est pareil. On attend donc avec lui que la magie opère, puis elle arrive, le tableau se met en place.
Lorsque l’oeuvre est fixée, on a l’impression d’un documentaire surréaliste, que tout est vrai, que tout a existé : les émotions sont authentiques. On ne peut plus dire pour se rassurer : ce n’est qu’un Film. Tssss Tssss c’est bien plus !

un poil de cul ?
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Pour conclure, il me faut une belle définition, un slogan des années 2000 qui claque ! Le voici : Jean Rollin était un poète qui savait remplir le cahier des charges : de l’érotisme avec un zest d’hémoglobine, de l’épouvante avec un poil de cul !
Pendant que Jean Rollin fait du cinéma Bis, on commence à jouer aux jeux vidéos sur commodore 64 et ZX Spectrum .Les programmeurs appellent ça des jeux de galériens car les actions de jeu sont très répétitives et comble de l’horreur : la sauvegarde n’existe pas encore ! Un Cold War Game va vite défrayer la chronique en 1985: il s’agit de Raid Over Moscow .
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Réalisé en 1985 pendant la Guerre Froide, Raid over Moscow met en scène un space pilot américain chargé de stoper trois attaques nucléaires soviétiques et d’atterrir sur la Place Rouge, comme si de rien n’était, pour désactiver les têtes nucléaires ( on rigole doucement) . Le jeu a eu quelques problèmes de distribution, notamment en France où il a été interdit par le tribunal des référés de Paris ( les Juges avaient peur que ça donne de mauvaises idées aux jeunes sans doute). Bref on croit rêver ! Comment deux, trois pixels qui se battaient en duel sur un écran TV pouvaient mettre en péril l’équilibre mondial !? Il n’en fallait pas plus pour créer une légende, désormais tous les joueurs pensaient trouver des messages codés à l’intention d’agents dormants soviétiques dans les cold War Games.
Mais voilà qu’à la surprise générale une séquence du jeu vidéo se réalise “pour de vrai” en 1987 lorsque Mathias Rust fait un atterrissage surprise sur la Place Rouge. Cet acte incensé revêt une importance psychologique considérable à l’époque : on avait enfin la preuve que l’URSS n’était plus qu’une coquille vide. Mais Il a surtout eu une conséquence décisive sur la politique interne soviétique, car il a permis à Mikhaïl Gorbatchev de faire une purge en limogeant les derniers brejnevien opposés à la glasnot et à la perestroïka. Ainsi quelque part j’ose affirmer que Raid over Moscow sauva la Russie de cette marche lente mais inexorable des vampires rouges vers les entrailles de Satan ou tout du moins profita à la victoire des réformistes au détriment des conservateurs communistes. GAME OVER .
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Mots-clefs : épouvante, érotisme, brigitte lahaie, jean rollin, jeu video, mhias rust, place rouge, raid over moscow, vampire


3 avril 2008 à 9:26 |
je ne mélangerais pas vampires et satanisme (même si les premiers ont pu bénéficier d’un pacte avec le second pour gagner l’éternité) : en effet, les vampires ne sont pas liés aux cultes sataniques “humains” trop humains… des cultes se complaisant dans le “sadisme”, la torture, la souffrance de l’autre (la perversion en d’autres termes). Les vampires ne font pas souffrir… ils ne veulent pas détruire, pas mutiler : ils donnent la vie éternelle ! c’est un pacte de “nuit”, mais c’est un pacte de vie. C’est en cela que les films de vampires (Van Helsing, Conversations avec un Vampire, et Nosferatu, mais aussi Buffy contre les vampires…) me plaisent : les vampires ne sont pas des “méchants”, des malfaisants… ils sont des “différents”… en quelque sorte des initiés…
3 avril 2008 à 10:50 |
Au risque de passer pour une inculte, je ne connaissais pas Jean Rollin, par conséquent très instructif ton post aujourd’hui.
J’apprends des choses tous les jours c’est formidable comme dirait jacques Martin à l’école des fans. “Oh, les enfants sont formidables” !!! Ok, rien avoir avec le sujet d’aujourd’hui, mais c’est pas grave.
4 avril 2008 à 7:36 |
Je ne connais pas Jean Rollin MAIS grâce à toi maintenant c est fait et surtout belle description : tu as réussi à me faire lire une note sur une personne inconnue et sur un sujet que je n apprécie pas : et en plus j ai aimé !
Je vais essayer de me trouver un film de Jean rollin pour ce week end Ben ouiais j ai jamais vu de fils érotiques !
Merci !
4 avril 2008 à 10:20 |
@Lucia : Mais Lucia, tu es une Vampire ??????????????????????? Tu m’inities ?
@Amylee : Bah non t’es pas une inculte hein ! Je pense que l’on peut aisément vivre sa vie de spectatrice sans avoir jamais vu un film de Jean Rollin. Je crois même que tu en seras convaincue après avoir vu un de ces films ah ah ah. Mais si tu aimes le kitsch ça peu peut-être te plaire.
@Lénia : Oh comme t’es sympa. Mais là j’ai des sueures froides. Un film de Jean Rollin c’est un peu particulier tu sais ahah c’est du nanar puissance Z. Je ne sais pas si ça se trouve à la vente. Je sais que Jean-Pierre Dionnet sur Canal + en diffusait dans son émission “pas de quartier” à l’époque.
4 avril 2008 à 1:24 |
Génial, percutant et instructif ton papier sur Rollin, c’est presque lyrique j’adore…
welcome back
4 avril 2008 à 2:02 |
@ haaaaaaaaaaaaaaaaaaaan Anna : en fait je crois que j’adore les compliments. Vite une faux ! Enfuie toi anna, coure ! ah ah ah (rire sardonique)
4 avril 2008 à 3:26 |
Ouais, j’allais écrire pour Dionnet, le dandy du bis, et son “quartier interdit”, mais tu m’as devancé. Encore une fois, de l’étalage de culture loupé… Rollin, honnêtement, j’ai jamais aimé, je préférai les trucs de Jess Franco (faut que je rattrape mon côté “j’aime ça l’étalage” !) ou pire, ça :
Barruda !!!!!
Par contre Raid Over Moskow, c’est d’une puissance ! Me rappelle mon temps sur Amstrad CPC 64…
Clarence, ami du canard vexé !
4 avril 2008 à 4:38 |
@Clarence : Rollin c’est pour l’image, une croupe solitaire qui prend la lumière, sinon il ne se passe rien. Il manque l’Action Pack pour Boddicker.
Le connard Wécé ne change pas d’avis, il aime bien Boddicker et fait des croc-en-jambes aux pleurnicheuses qui font l’oeuf dur.
4 avril 2008 à 5:53 |
ces quelques fleurs, Mon SAIgneur ?…
http://maynatworks.hautetfort.com/archive/2008/04/04/may-flowers.html
4 avril 2008 à 10:17 |
ohé !!! les mâaaaaaales!!!! “faire des croc-en-jambes aux pleurnicheuses qui font l’oeuf dur”… et “je miserai bien quelques jouvencelles de mon harem sur Marc-Edouard Nabe”… faudrait quand même ne pas trop vous endormir sur votre admiration complaisante de vous-mêmes… le Narcissisme… un rien misogyne (les “cui cui” de 2e ou 3e degrés…), si d’autres aiment à s’y adonner… je vous avouerai que je n’en suis guère… A bon entendeur…
5 avril 2008 à 7:52 |
@Miss May Nat qui représente les MeN AT Work : oui j’avais déjà fait le tour de ton may-blog. Merci tout de même pour les may-flowers, ça ma touche. Mais attention qui s’y touche s’y frotte.
@Lucia Mel : bah en fait se sont des cuicui d’admiration, mais tu as raison il faut toujours lire un blogueur au premier degré c’est là qu’il se cache. Sainte lucia, je suivrai la voie que tu me traces ! où es tu ?
5 avril 2008 à 8:34 |
je ne sais quelle mouche tsé tsé m’avait piqué hier soir… j’avais sans doute abusé du sang du christ… mon côté vampire sans doute… j’étais cachée entre des nonnes tibétaines et Amy Winehouse… merci pour ton humour tout en douceur…
))
5 avril 2008 à 8:36 |
corriger : m’avait piquée… je suis bien une fille!!! nom de… d’un chien.
5 avril 2008 à 9:55 |
lucia Mel : Bah non t’inquiète, ça ne m’a pas gêné! Laisse toi aller.J’aime la lucia nonne vampire, la lucia mouche tibétaine, mais je m’insurge la lucia n’est jamais déprimée, c’est bien mal voir les gens que de dire cela
6 avril 2008 à 1:35 |
Comme beaucoup, j’ai parfais ma culture gé en découvrant Jean Rollin.
Je pourrais le ressortir lors de dîners mondains. J’espère faire mon petit effet… ou peut être pas.
Rassure-moi, le poil de cul là, il n’est pas d’origine humaine.
6 avril 2008 à 7:37 |
Quelle monstruosité la culture G . Beurk , un concept d’étudiants ?
C’est comme la méthode pendant les études – il n’y a pas de méthodes .
Non c’est le poil de cul d’une revenante.
8 avril 2008 à 5:01 |
J’aime bien le kitsch version Bollywood !
8 avril 2008 à 6:06 |
@Amylee : je ne suis pas étonné, je t’imagine joyeuse et souriante comme une comédie musicale made in Bollywood et je vois qu’à travers tes customizations tu aimes le choc des couleurs et les accumulations à l’indienne (ou hindi). Et cela me fait penser que j’ai carrément oublié ton salon Ohipa, tu vas me tuer comment ?